mardi 6 septembre 2011

Cabiai

Le cabiai (hydrochoerus hydrochoeris également nommé hydrochoerus capybara) est le plus gros des rongeurs vivants. Son nom grec et signifie « petit cochon d'eau » et lui est bien approprié car sa forme trapue et le pelage soyeux de son corps rappellent beaucoup ce petit animal. Ses incisives sont gigantesques. La largeur de chacune d'elles est supérieure à 1 cm. Son corps est très court et massif, son cou bref ; sa tête allongée, haut et large, est pourvue de museau aplati. Ses yeux sont plutôt grands, arrondis et fort saillants, ses oreilles rondes, elles aussi. Entre ses doigts s'étend une membrane natatoire. Son. poil rare et grossier, tire sur le brun parsemé de reflets rouges et brunâtres. Le cabiai adulte pèse jusqu'à 100 kilos, sa longueur peut atteindre 1 m, parfois 1 m 20. La hauteur de l'animal mesurée à l'épaule, atteint 50 cm environ.
Le cabiai vit de préférence le long des berges des fleuves, des ruisseaux, des marécages et des lacs dont il ne s'éloigne jamais beaucoup. Lorsqu'il a peur, il pousse un cri aigu, correspondant à peu près à la syllabe «ap » et se jette aussitôt à l'eau ; ils nagent avec une grande facilité, ne laissant hors de l'eau que ses narines. De manière générale, chaque famille  choisit une zone d'habitat fixe, facilement reconnaissable les tas de fientes disséminés aux alentours.
Le cabiai, ne creuse pas de trou. C'est, avant tout, un animal tranquille et pacifique. Il est répandu dans toute l'Amérique du Sud, du Venezuela jusqu'au Rio de la Plata et de l'Atlantique jusqu'aux contreforts des Andes. S'il est facile de le dénicher dans certains lieux déterminés, on le rencontre rarement dans des endroits habités par l'homme. Il a l'habitude de se tenir ainsi sur ses pattes postérieures rapprochées, dans l'attitude caractéristique du chien. Il s'allonge très rarement sur le ventre.
Le cabiai se déplace à pas lents. Il est peu résistant à la course, mais il peut cependant sauter, lorsque cela s'avère nécessaire. C'est, par ailleurs, un excellent nageur. Il traverse sans difficulté les cours d'eau les plus larges, mais uniquement s'il est poursuivi ou contraint de se rendre sur la rive opposée pour y chercher sa nourriture. Celle-ci se compose de plantes aquatiques et de l'écorce des arbres les plus jeunes. Quand il réside à proximité de lieux cultivés, il mange aussi des pastèques, du maïs, du riz et de la canne à sucre. C'est pourquoi il peut être considéré comme nuisible.
On ne le verra jamais jouer avec quelques compagnons. En outre, il se laisse difficilement distraire par ce qui se passe autour de lui. De temps à autre, il jette un regard rapide pour voir si un danger le menace. Si tel est le cas, il se dirige lentement vers l'eau, et il plonge en laissant échapper un cri aigu.
La femelle met bas une seule fois par an. Elle donne naissance à cinq ou six petits qui ne tardent pas à suivre leur mère partout, sans pour autant lui manifester beaucoup d'affection.
Il semble que le sens le plus développé du cabiai soit un odorat, alors que l’ouie et la vue sont faibles. En revanche sa force musculaire est exceptionnelle. S'il aime la chaleur, il ne craint pas le froid. Même au mois de novembre, il continue à se baigner impunément. Durant les jours les plus chauds, il cherche refuge à l'ombre des buissons et s’y creuse un terrier peu profond. Il se roule volontiers dans la vase. D'apparence sale, il offre en général au regard des poils ébouriffés, que l'eau, heureusement, se charge de nettoyer.
Les Sud-Américains donnent la chasse à ce rongeur par pur divertissement ; ils sont l'habitude de le capturer en lui jetant, par surprise, un lacet autour du cou. Ils le suivent jusque dans les fleuves ou le cabiai se jette dès qu'il a été atteint par un coup de fusil. Il sait se défendre avec courage, utilisant ses dents avec une grande énergie et blessant souvent grièvement son adversaire. Après l'homme, son principal ennemi et le jaguar qui le poursuit jour et nuit. Il constitue sans doute la principale proie de ce félin dans les plaines qui s'étendent le long des fleuves.

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